Juana – L’aide de Scooby

 

J’aimerais vous remercier d’avoir accepté Juana dans votre refuge pour animaux et aussi la Seprona de Medina del Campo pour m’avoir mise en contact avec Scooby en me fournissant le numéro de téléphone de quelqu’un qui s’appelle Fermín, qui pouvait peut être m’aider dans une situation vraiment difficile.

 

Bien que je ne la connaissais pas encore, j’avais décidé de sauver Juana d’une destinée pour le moins incertaine. « Elle n’est bonne qu’à chasser les lapins et elle les mange presque à chaque fois » (peut être avait-elle faim??!!!). J’espérais trouver quelqu’un dans mes relations qui veuille l’adopter, et en dernier ressort, je pouvais toujours la garder quelques jours dans ma  maison à Madrid, jusqu’à ce que je lui trouve un foyer idéal.

 

Au vu des maigres chances de survie de mon chat (sauvé, lui aussi, 2 ans auparavant) dans la compagnie de Juana, le 5 janvier dernier j’étais dans une impasse; je devais retourner à Madrid et je ne savais pas quoi faire avec un chien aussi turbulent mais avec une attitude qui m’affectait tant. 

 

Bien que j’ai essayé de garder mes distances et que j’ai eu le minimum de contact avec elle, son expression soumise à chaque cri ou mouvement brusque et ses bonds joyeux pour une simple caresse ont fait tomber toutes mes défenses.

 

Un chien que nous avons appelée “Sari” en l’honneur de ma fille et qui n’a jamais répondu à son nom... (à cause du nom ?), qui se mettait à ramper à la vue d’un simple bâton lancé pour jouer et qui léchait la main de celui qui lui tirait les oreilles comme seule marque d’affection lui arrachant des hurlements de douleur. C’est tout l’amour qu’elle a reçu durant  à peine une année et demi de vie.  

 

Maintenant, “Juana”, en 4 jours seulement, avait transformé notre jardin de San Pablo de la Moraleja en champ de mines, cachant de la nourriture pour les “mauvais jours”, heureuse de la nourriture et des bonbons que les enfants avaient oubliés la veille au soir.

 

En plus, dans la cage d’un mètre carré où elle était depuis sa naissance, les restes de pain rassis qu’elle avait l’habitude de recevoir comme seule nourriture les jours où ses précédents maîtres la nourrissaient, étaient aussi rationnés.

 

“Juana, La Loca” (Juana, la folle) qui a déchiré en morceaux le matelas que nous lui avions installé dans la remise pour que ce soit plus confortable et pour l’isoler du sol. “Juana, La Loca” qui a crevé le matelas pneumatique conservé là;; qui a découpé le tuyau d’arrosage en morceaux de pas plus de 5 centimètres... la même “Juana” qui n’a pas eu besoin de muselière et n’a pas grogné du tout quand nous l’avons soumise à l’affreuse humiliation d’un bain chaud avec un shampooing pour chiens spécial poils blancs; et qu’elle a été frottée avec une serviette par quatre paires de mains et qui a découvert d’elle même que les tapis, les canapés et les fauteuils de la maison sont les meilleurs endroits où  s’ébattre et laisser les restes d’humidité... pendant que le chat  miaulait dans le grenier.

 

Au nom de ma famille et en mon nom et surtout au nom de “Juana”, je voudrais vous remercier pour tout votre travail. Parce que même si c’est difficile « on peut toujours trouver un compagnon dans la misère » et peut être que quelqu’un décidera de l’adopter.

 

Et même si cela n’arrive pas, je sais que “La Loca” sera heureuse dans sa nouvelle demeure, même plus qu’elle ne peut l’imaginer, si les chiens sont capables de rêver, ce que je crois.

 

Affectueusement

Belén Simón